Article dans le Parisien: Cergy : ce maraîcher va cultiver une terre rachetée par ses propres clients

Alain dans la serreL’association Terre de liens, qui milite pour la préservation des terres agricoles, vient d’acquérir sa première parcelle dans le Val-d’Oise. Elle va ouvrir une souscription.

Et si en achetant vos légumes, vous achetiez aussi la terre sur laquelle ils poussent? C’est un peu le pari de l’association Terre de liens qui est en train de réaliser sa première acquisition dans le Val-d’Oise. Un peu moins d’un hectare, situé au cœur de la plaine maraîchère de Cergy, est concerné par cette opération originale. Actuellement Valérie et Alain Crochot de l’exploitation les Plaisirs du jardin y cultivent des courgettes et des herbes aromatiques. Les pieds de haricots ont déjà bien donné, nourris par ce sol fertile situé non loin de l’Oise.

Une souscription pour collecter 10 000 €

Très prochainement, le groupe local de l’association Terre de liens va ouvrir une souscription afin de récolter les fonds nécessaires à l’achat de cette petite parcelle, soit un peu moins de 10 000 €. « Je trouve cela très intéressant que certains de nos clients possèdent la terre sur laquelle pousse ce qu’ils mangent », estime Alain Crochot.

Comme les autres maraîchers du secteur, l’agriculteur loue les parcelles qu’il cultive, 14 ha au total, à différents propriétaires. Une dizaine dans son cas, et parfois plus pour certains de ses voisins. La faute à l’histoire de cette plaine maraîchère née au moment de la création de la ville nouvelle de Cergy.

De moins en moins d’agriculteurs

Pour pouvoir construire la préfecture et son quartier sur une surface agricole, on a déplacé les maraîchers. La terre charriée lors des travaux a servi à remblayer une partie de cette plaine, autrefois utilisée comme mauvaise pâture et occupée par des ferrailleurs. Ce déménagement forcé a donné des résultats épatants. « Pour nous, c’est génial. Nous avons tous les types de terre, du sableux à l’argileux, on peut optimiser », explique Alain Crochot. De trente-sept au départ, les agriculteurs ne sont plus que six à huit aujourd’hui. Mais le nombre de propriétaires, lui n’a pas diminué, au contraire.

Le 6 octobre 2019 à 15h11

Et si en achetant vos légumes, vous achetiez aussi la terre sur laquelle ils poussent? C’est un peu le pari de l’association Terre de liens qui est en train de réaliser sa première acquisition dans le Val-d’Oise. Un peu moins d’un hectare, situé au cœur de la plaine maraîchère de Cergy, est concerné par cette opération originale. Actuellement Valérie et Alain Crochot de l’exploitation les Plaisirs du jardin y cultivent des courgettes et des herbes aromatiques. Les pieds de haricots ont déjà bien donné, nourris par ce sol fertile situé non loin de l’Oise.

Une souscription pour collecter 10 000 €

Très prochainement, le groupe local de l’association Terre de liens va ouvrir une souscription afin de récolter les fonds nécessaires à l’achat de cette petite parcelle, soit un peu moins de 10 000 €. « Je trouve cela très intéressant que certains de nos clients possèdent la terre sur laquelle pousse ce qu’ils mangent », estime Alain Crochot.

Comme les autres maraîchers du secteur, l’agriculteur loue les parcelles qu’il cultive, 14 ha au total, à différents propriétaires. Une dizaine dans son cas, et parfois plus pour certains de ses voisins. La faute à l’histoire de cette plaine maraîchère née au moment de la création de la ville nouvelle de Cergy.

De moins en moins d’agriculteurs

Pour pouvoir construire la préfecture et son quartier sur une surface agricole, on a déplacé les maraîchers. La terre charriée lors des travaux a servi à remblayer une partie de cette plaine, autrefois utilisée comme mauvaise pâture et occupée par des ferrailleurs. Ce déménagement forcé a donné des résultats épatants. « Pour nous, c’est génial. Nous avons tous les types de terre, du sableux à l’argileux, on peut optimiser », explique Alain Crochot. De trente-sept au départ, les agriculteurs ne sont plus que six à huit aujourd’hui. Mais le nombre de propriétaires, lui n’a pas diminué, au contraire.

L’association assure une veille foncière

Il y a quelque temps le professionnel des Plaisirs du jardin a appris que l’une de ces personnes souhaitaient vendre son terrain. Gérard Sandret, référent de Terre de liens pour le secteur du Vexin et de Cergy-Pontoise, entend parler de cette opportunité. L’association s’est donné pour mission d’assurer une veille foncière afin de repérer les ventes de parcelles cultivées ou cultivables. « À travers les statuts de notre société foncière agricole, nous nous engageons à ne jamais revendre, explique Gérard Sandret. Le foncier est gelé définitivement. » Et cela afin d’éviter que toute parcelle pouvant remplir une mission nourricière, ne soit pas utilisée à d’autre fin.

« Ensuite, nous faisons appel à l’épargne publique. Grâce au principe de la souscription, tout le monde devient propriétaire. » Les actions seront vendues au prix unique de 104 €. Mais aucun dividende n’est distribué en retour. « C’est un investissement solidaire et militant », résume Alain Crochot. Dans un premier temps, Terre de liens va faire appel aux 800 clients que le maraîcher livre via son Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne).

« La spéculation, c’est fini »

Terre de liens n’en est pas à son coup d’essai. L’organisme a déjà réalisé avec succès ce genre d’opérations en Essonne et Seine-et-Marne, mais c’est la première fois qu’il se lance dans la partie nord de l’Ile-de-France. Gérard Sandret espère que d’autres opportunités d’achat se dessineront bientôt.

« L’instauration récente du périmètre régional d’intervention foncière (PRIF) « franges du Vexin Boucle de l’Oise » (NDLR : qui protège les espaces agricoles et boisés autour de l’agglomération de Cergy-Pontoise) va peut-être pousser d’autres à vendre », souffle le bénévole. « Les propriétaires vont comprendre que la spéculation, c’est fini. Leurs terrains ne passeront jamais dans la catégorie constructible. »

Changer le mode de consommation

Restera ensuite à transformer le modèle de consommation actuel. « On estime que 95 % de la production de Cergy-Pontoise, dont beaucoup de céréales, sort du territoire. Et dans le même temps, la population s’approvisionne dans les grandes surfaces. Même les gens qui habitent ici ne savent souvent pas qu’il y a une plaine maraîchère. Il faut changer ce modèle. »

Si la demande augmente, il faudra aussi que le nombre de maraîchers suive. « Actuellement, ils n’osent pas car les jeunes ont du mal à trouver une terre et le niveau d’investissement est trop important. Terre de liens est là pour s’occuper de cela. »

UN PROJET ALIMENTAIRE TERRITORIAL LANCE CE LUNDI

Cergy-Pontoise et le Vexin veulent se donner les moyens de produire et consommer localement. C’est dans ce but qu’est en train d’être élaboré un « projet alimentaire territorial » (PAT). La démarche est engagée par plusieurs partenaires : le parc naturel régional, la communauté d’agglomération, le centre d’écodéveloppement de Villarceaux et l’association Quelle terre demain ? « Nous menons une réflexion qui vise à développer des circuits alimentaires de proximité et pérenniser l’activité agricole sur notre territoire », explique Delphine Filipe, chargée de mission au parc. Le projet sera évoqué pour la première fois ce lundi à l’occasion d’une session des Rendez-vous du développement durable

Premières gelées blanches

levé de soleilBonjour,

Ce jeudi 03/10, première gelée blanche ! Juste un mois après la première offensive du froid le 03 septembre. C’est donc bientôt la fin des haricots…et plus largement, la fin de cet été bien chaud.
C’est aussi un moment esthétiquement très beau et pur, un lever de soleil étincelant dont nous vous faisons profiter en photos ci-jointes.

Bien cordialement 

Valérie et Alain CROCHOT

 

 

 

 

Le mot de Valérie et Alain, nos courageux maraîchers

Chers AMAPIEN(NES);

Voilà votre panier con-tradictoire, oups contradictoire: des légumes un peu de saison, des légumes que l’on enlève précipitamment des champs (rutabagas, pommes de terre,…), des légumes de secours (blettes à cardes rouges, oseille,…) tout cela dans le même panier et en remplacement parfois des courgettes et concombres dont les rendements ont chuté de 30 à 50 % cette semaine. Les plantes ferment leurs pores et fânent provisoirement espérant des jours meilleurs; pas question pour elles, de mettre trop d’énergie dans les légumes fruits.

Grosse inquiétude quand même pour ce samedi qui est annoncé très chaud: nous vous reparlerons des conséquences de cette canicule précoce, la semaine prochaine.

Contradictions du panier, mais également contradictions de notre système: nos camionnettes ont toutes la vignette CRIT’AIR 3. Au début du printemps dernier, j’avais demandé des devis pour un véhicule électrique. Renault a été le seul à me rappeler au téléphone, pour me dire que le MASTER ZE était à plus de 50 000 €. et le pompon: 120 km d' »autonomie envisageable », en réalité, inenvisageable pour nous. Bon, j’ai remis à plus tard notre décision, espérant des avancées technologiques rapides. Mais là, on fait comment maintenant ? on vient quand même ? On laisse brûler nos légumes sous le soleil ardent ?
Bon,du calme, nous venons quand même ce soir . Mais comptez sur nous pour lancer une véritable réflexion dès que les températures redeviendront normales. Le plus simple serait d’imaginer une tournée unique d’un véhicule journalier pour les AMAPS. Ce serait plus logique d’avoir un seul véhicule que 3 actuellement qui partent sur les routes encombrées des fins d’après-midi. ll nous faudrait sans doute, acheter un assez gros véhicule récent rentrant dans la catégorie CRIT’AIR 2 (et jeter nos véhicules actuels ?).
Qu’en pensez-vous ? »

Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot
EARL Les Plaisirs du jardin

1er avril Un petit mot de nos maraîchers

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint des photos des premières plantations de poireaux…pour les faire en vinaigrette en juin, juillet. C’est très précoce mais nous essayons d’étoffer la gamme de nos légumes en fin de printemps.
Les premiers plants d’aubergines, de courgettes et de tomates ont donc également été plantés. Croisons les doigts pour que le gel ne soit pas trop agressif les matins d’avril et de mai ! Mais ces plantes sont sous « Haute protection ».

Dans nos vergers, les premières fleurs des pruniers bourgeonnent. L’avance des floraison est d’environ 15 jours, 10 pour les pommiers. Ces arbres sont évolués et prudents: ils sont plus sensibles à la durée du jour qu’aux températures parfois trop élevées de cette fin d’hiver.
A bientôt.
Valérie et Alain CROCHOT

 

 

 

Un petit mot de Valérie et Alain

Bonjour,

C’est la fête partout ce week-end… et ici aussi à Cergy: une fête bien discrète et estivale où les légumes-fruits gagnent en finale !
Cette semaine, nous vous proposons nos tomates. Nous espérions les avoir début juillet tant le soleil est fort…mais bon, elles ont rougi tranquillement et à leur rythme.

Binage et désherbage des choux: Nous testons une machine bineuse pour les choux: les herses étrilles sont rotatives et détruisent les herbes poussant entre les choux. Cette petite machine danoise complète nos bineuses habituelles et surtout, permet d’être enfin assis pour désherber !

Bel été à vous, ​

Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot

Un petit mot de nos maraîchers

Bonjour,

Vous avez été nombreux à nous envoyer un petit message chaleureux lié aux nombreuses intempéries que nous subissons depuis début décembre: 4 tempêtes, inondations (Oise plus haute que nos champs de 70 cm) et froid (moins 12 degrés ce jeudi).
Nous vous remercions beaucoup pour tous vos messages de soutien à notre travail de maraîchers.
Cela nous motive un peu plus de recommencer une nouvelle année 2018 . Nous gardons l’espoir d’une accalmie suffisamment longue pour que poussent vos légumes….dans de bonnes conditions.
Nous allons donc retravailler le sol dans les serres, tout ressemer, planter…un peu chaque jour et à chaque fois avec détermination et ténacité.

Nous suspendons complètement les distributions du lundi 19 Février au vendredi 2 Mars 2018.
Donc 1 panier va être à compenser : 1 double panier vous sera distribué en juin.

En vous remerciant encore pour votre compréhension,
Et pour finir sur une jolie note, voici en PJ et également ICI , quelques photos de Mathieu et les miennes prises cette semaine : la neige est bénéfique pour la structure du sol qui s’améliore, permettant au printemps, un meilleur enracinement pour les plantes.
Le froid « tue la vermine ». C’est donc une « bonne » vague de froid !

Vous trouverez en PJ, votre panier de cette semaine.
Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot

Le petit mot de Valérie et Alain

Bonjour,

Année 2018, le 8 est-il un chiffre porte-bonheur ? pour le moment, c’est surtout le bonheur d’échapper aux conséquences des fléaux climatiques successifs. Après 4 tempêtes dont une redoutable, voilà le niveau de l’Oise qui monte chaque jour un peu plus mais sûrement. Vous verrez sur les photos de ce matin, son état préoccupant. Le niveau de l’eau de la rivière est supérieur à celui de nos champs. Heureusement, la pression de l’eau est moindre qu’en juin 2016 (débit inférieur) et le chemin de halage créé par la ville nouvelle dans les années 1970, nous protège des débordements à ce jour. Si inondation il y a dans les prochains jours, elle devrait être modérée.

Pour le moment, nous nous en sortons donc bien. Mais je comprends mieux la souffrance des gens inondés chez eux. L’eau peut-être aussi dangereuse qu’elle nous est féconde chaque jour. Ce sont les deux versants yin et yang de l’eau.

Valérie et Alain CROCHOT
Les plaisirs du jardin

 

Le petit mot de Valérie et Alain

Bonjour,

Heureuse surprise la neige de ce matin ! Nos champs sont doucement saupoudrés pour la 2ème fois en 10 jours. Cette blancheur au soleil est un vrai moment de tranquillité et de bien-être dans nos champs…mais peut-être, est-ce un petit moment trop calme avant la tempête annoncée ? Le vent s’étire en vous écrivant ces lignes.
Un temps chasse l’autre. C’est ainsi, comme de tout et comme de nous.

Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot
EARL Les Plaisirs du jardin