Suspension des distributions de l’AMAP

Bonjour chères Amapiennes et Amapiens,

Nous avons pris, en responsabilité la décision de suspendre dès aujourd’hui nos 2 prochaines distributions AMAP. pour contribuer à endiguer la propagation du Covid 19.

Nous devons tout tenter, devant les limites de notre service public de santé et de nos hôpitaux, dès aujourd’hui surchargés, d’éviter qu’en bout de chaîne un médecin soit obligé de choisir qui, entre deux malades, vivra.
Dans notre pays, ce tri est déontologiquement inacceptable.

Nous écoutons donc les acteurs de l’épidémie, médecins et soignants qui nous exhortent haut et forts, à tous, de rester confinés chez nous. C’est le seul moyen de les aider. C’est le seul moyen d’enrayer à court terme cette épidémie.
Nous prenons cette décision le cœur lourd ayant conscience de nourrir les AMAPIENS.
Heureusement, cette période n’est pas si riche en légumes frais. Ce n’est pas le boum de l’été et de l’automne !
Nous ouvrirons juste en DRIVE à la ferme, 2 fois par semaine.
Mais pendant ces 15 jours, nous allons surtout continuer notre gros travail de semis, de plantations. Nous espérons ainsi vous apporter suffisamment de légumes plus tard au printemps et cet été.
Nous changerons également notre assolement de 2020 en privilégiant les cultures courtes, les cultures à pouvoir vitaminé et nutritionnel. Tant pis pour les tomates anciennes, les concombres, pour le moment. Mais pas trop de regrets à avoir avec ce gel à -4° sous abri qui risque de durer: l’hiver était bien trop doux avec toutes ces pluies.

Certains AMAPIENS nous ont proposé leur aide. C’est très aimable mais surtout pas raisonnable, là encore: Il vaut mieux RESTER CHEZ VOUS !
Nous préférons rester à 5 à la ferme pour le moment. Chacun est bien à son poste et connaît parfaitement ce qu’il y a à faire. Nous ne pouvons expliquer notre travail correctement en 10 minutes et prendre le risque de se contaminer réciproquement. Ce qui nous ferait tout fermer !!!
Après cette épidémie, nous vous solliciterons avec plaisir pour nous aider au désherbage (pour le moment, pas très important, il fait froid et sec) et aux récoltes.
On rattrapera le temps perdu, vous verrez. Il vaut mieux perdre 1 ou 2 mois dans nos vies que de perdre sa vie… ou celles de ses proches et de vous, AMAPIENS quelques fois déjà fragiles.
Nous recommencerons nos distributions dès que possible. Comptez sur nous.

Voilà, c’est juste notre point de vue en conscience,
En attendant, soyez bien prudents !

Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot
EARL Les Plaisirs du jardin

Des nouvelles de nos maraîchers

Voici trois petits clins d’oeuil de chez Valérie et Alain, des Plaisirs du Jardin.

champi bruns

 

Surprise !

Voici nos premiers champignons bruns, enfin une culture qui ne dépend pas des conditions climatiques chaotiques.
Bonne dégustation !

 

Quel magnifique ciel bleu enfin retrouvé ! ciel bleu

Quelle belle terre nous avons hérité !

 

 

fleurs de fraisiers

Un peu de bonheur ? Vous voulez un peu de printemps ?
Voici les premières fleurs de fraises 🍓
prévues pour mai

Des nouvelles de nos maraîchers, consignes de distribution

Bonjour,

La propagation actuelle du coronavirus en Ile de France, nous impose quelques précautions. Dès ce vendredi 06 mars, nous allons préparer votre panier en sac biodégradable à utilisation unique. Ces sacs ne seront donc plus à nous retourner.

La personne assurant les distributions AMAP, déposera les paniers déjà prêts en début de distribution mais ne restera pas à la distribution et ne repassera pas en fin de distribution. Nous voulons au maximum éviter de propager la diffusion des virus en ne faisant plus toucher les légumes par plusieurs personnes.

Il nous faut éviter les contaminations entre vous et également protéger au mieux notre équipe. Nous souhaitons continuer la distribution de nos légumes, le plus longtemps possible dans les semaines et mois prochains.

D’avance, merci pour votre aide et votre compréhension,

Bon courage à toutes et à tous dans cette période qui s’annonce bien délicate.Bien cordialement,

Valérie et Alain Crochot

La feuille de chou de nos maraîchers

travaux d'hiverBonjour,Cuisson des betteraves

Nous profitons d’une relative douceur pour effectuer différents travaux d’hiver: réaménagement de la salle de préparation de vos paniers, création d’une salle isolée pour le forçage des endives, premiers semis d’hiver, préparations nombreuses des légumes: un grand merci pour vos commandes bien soutenues. Le travail ne manque donc pas en ce début Janvier

station de lavage

Déplacement de la station de lavage

salle endives champignons

Création d’une salle d’endives et petite champignonnière

cuisson betteraves

Cuisson des betteraves

salle des paniers

Agrandissement de la salle de préparation des paniers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article dans le Parisien: Cergy : ce maraîcher va cultiver une terre rachetée par ses propres clients

Alain dans la serreL’association Terre de liens, qui milite pour la préservation des terres agricoles, vient d’acquérir sa première parcelle dans le Val-d’Oise. Elle va ouvrir une souscription.

Et si en achetant vos légumes, vous achetiez aussi la terre sur laquelle ils poussent? C’est un peu le pari de l’association Terre de liens qui est en train de réaliser sa première acquisition dans le Val-d’Oise. Un peu moins d’un hectare, situé au cœur de la plaine maraîchère de Cergy, est concerné par cette opération originale. Actuellement Valérie et Alain Crochot de l’exploitation les Plaisirs du jardin y cultivent des courgettes et des herbes aromatiques. Les pieds de haricots ont déjà bien donné, nourris par ce sol fertile situé non loin de l’Oise.

Une souscription pour collecter 10 000 €

Très prochainement, le groupe local de l’association Terre de liens va ouvrir une souscription afin de récolter les fonds nécessaires à l’achat de cette petite parcelle, soit un peu moins de 10 000 €. « Je trouve cela très intéressant que certains de nos clients possèdent la terre sur laquelle pousse ce qu’ils mangent », estime Alain Crochot.

Comme les autres maraîchers du secteur, l’agriculteur loue les parcelles qu’il cultive, 14 ha au total, à différents propriétaires. Une dizaine dans son cas, et parfois plus pour certains de ses voisins. La faute à l’histoire de cette plaine maraîchère née au moment de la création de la ville nouvelle de Cergy.

De moins en moins d’agriculteurs

Pour pouvoir construire la préfecture et son quartier sur une surface agricole, on a déplacé les maraîchers. La terre charriée lors des travaux a servi à remblayer une partie de cette plaine, autrefois utilisée comme mauvaise pâture et occupée par des ferrailleurs. Ce déménagement forcé a donné des résultats épatants. « Pour nous, c’est génial. Nous avons tous les types de terre, du sableux à l’argileux, on peut optimiser », explique Alain Crochot. De trente-sept au départ, les agriculteurs ne sont plus que six à huit aujourd’hui. Mais le nombre de propriétaires, lui n’a pas diminué, au contraire.

Le 6 octobre 2019 à 15h11

Et si en achetant vos légumes, vous achetiez aussi la terre sur laquelle ils poussent? C’est un peu le pari de l’association Terre de liens qui est en train de réaliser sa première acquisition dans le Val-d’Oise. Un peu moins d’un hectare, situé au cœur de la plaine maraîchère de Cergy, est concerné par cette opération originale. Actuellement Valérie et Alain Crochot de l’exploitation les Plaisirs du jardin y cultivent des courgettes et des herbes aromatiques. Les pieds de haricots ont déjà bien donné, nourris par ce sol fertile situé non loin de l’Oise.

Une souscription pour collecter 10 000 €

Très prochainement, le groupe local de l’association Terre de liens va ouvrir une souscription afin de récolter les fonds nécessaires à l’achat de cette petite parcelle, soit un peu moins de 10 000 €. « Je trouve cela très intéressant que certains de nos clients possèdent la terre sur laquelle pousse ce qu’ils mangent », estime Alain Crochot.

Comme les autres maraîchers du secteur, l’agriculteur loue les parcelles qu’il cultive, 14 ha au total, à différents propriétaires. Une dizaine dans son cas, et parfois plus pour certains de ses voisins. La faute à l’histoire de cette plaine maraîchère née au moment de la création de la ville nouvelle de Cergy.

De moins en moins d’agriculteurs

Pour pouvoir construire la préfecture et son quartier sur une surface agricole, on a déplacé les maraîchers. La terre charriée lors des travaux a servi à remblayer une partie de cette plaine, autrefois utilisée comme mauvaise pâture et occupée par des ferrailleurs. Ce déménagement forcé a donné des résultats épatants. « Pour nous, c’est génial. Nous avons tous les types de terre, du sableux à l’argileux, on peut optimiser », explique Alain Crochot. De trente-sept au départ, les agriculteurs ne sont plus que six à huit aujourd’hui. Mais le nombre de propriétaires, lui n’a pas diminué, au contraire.

L’association assure une veille foncière

Il y a quelque temps le professionnel des Plaisirs du jardin a appris que l’une de ces personnes souhaitaient vendre son terrain. Gérard Sandret, référent de Terre de liens pour le secteur du Vexin et de Cergy-Pontoise, entend parler de cette opportunité. L’association s’est donné pour mission d’assurer une veille foncière afin de repérer les ventes de parcelles cultivées ou cultivables. « À travers les statuts de notre société foncière agricole, nous nous engageons à ne jamais revendre, explique Gérard Sandret. Le foncier est gelé définitivement. » Et cela afin d’éviter que toute parcelle pouvant remplir une mission nourricière, ne soit pas utilisée à d’autre fin.

« Ensuite, nous faisons appel à l’épargne publique. Grâce au principe de la souscription, tout le monde devient propriétaire. » Les actions seront vendues au prix unique de 104 €. Mais aucun dividende n’est distribué en retour. « C’est un investissement solidaire et militant », résume Alain Crochot. Dans un premier temps, Terre de liens va faire appel aux 800 clients que le maraîcher livre via son Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne).

« La spéculation, c’est fini »

Terre de liens n’en est pas à son coup d’essai. L’organisme a déjà réalisé avec succès ce genre d’opérations en Essonne et Seine-et-Marne, mais c’est la première fois qu’il se lance dans la partie nord de l’Ile-de-France. Gérard Sandret espère que d’autres opportunités d’achat se dessineront bientôt.

« L’instauration récente du périmètre régional d’intervention foncière (PRIF) « franges du Vexin Boucle de l’Oise » (NDLR : qui protège les espaces agricoles et boisés autour de l’agglomération de Cergy-Pontoise) va peut-être pousser d’autres à vendre », souffle le bénévole. « Les propriétaires vont comprendre que la spéculation, c’est fini. Leurs terrains ne passeront jamais dans la catégorie constructible. »

Changer le mode de consommation

Restera ensuite à transformer le modèle de consommation actuel. « On estime que 95 % de la production de Cergy-Pontoise, dont beaucoup de céréales, sort du territoire. Et dans le même temps, la population s’approvisionne dans les grandes surfaces. Même les gens qui habitent ici ne savent souvent pas qu’il y a une plaine maraîchère. Il faut changer ce modèle. »

Si la demande augmente, il faudra aussi que le nombre de maraîchers suive. « Actuellement, ils n’osent pas car les jeunes ont du mal à trouver une terre et le niveau d’investissement est trop important. Terre de liens est là pour s’occuper de cela. »

UN PROJET ALIMENTAIRE TERRITORIAL LANCE CE LUNDI

Cergy-Pontoise et le Vexin veulent se donner les moyens de produire et consommer localement. C’est dans ce but qu’est en train d’être élaboré un « projet alimentaire territorial » (PAT). La démarche est engagée par plusieurs partenaires : le parc naturel régional, la communauté d’agglomération, le centre d’écodéveloppement de Villarceaux et l’association Quelle terre demain ? « Nous menons une réflexion qui vise à développer des circuits alimentaires de proximité et pérenniser l’activité agricole sur notre territoire », explique Delphine Filipe, chargée de mission au parc. Le projet sera évoqué pour la première fois ce lundi à l’occasion d’une session des Rendez-vous du développement durable